Dans le cadre du prochain colloque triennal de l’ABSP-CF, le groupe de travail Population d’origine immigrée et politique en Belgique organisera un atelier sur la thématique: « Immigration dans la crise ou crise de l’immigration ? »

Tous les détails se trouvent sur le site de l’ABSP: http://www.sciencepolitique.be/spip.php?article298

Les propositions de communication sont attendues avant le 20/11.

ST 8 : Immigration dans la crise ou crise de l’immigration ?

Organisateurs :

  • Sarah Demart, Université de Liège, sarah.demart@ulg.ac.be
  • Jean-Michel Lafleur, Université de Liège, JM.Lafleur@ulg.ac.be
  • Laura Merla, Université catholique de Louvain, laura.merla@uclouvain.be
  • Muriel Sacco, Université libre de Bruxelles,muriel.sacco@ulb.ac.be
  • Corinne Torrekens, Université libre de Bruxelles, corinne.torrekens@ulb.ac.be

Section thématique soutenue par le groupe de travail Populations d’origine immigrée et politique en Belgique

Immigration dans la crise ou crise de l’immigration ?

Cette section thématique consacrée aux migrants dans la crise s’intéresse autant aux pratiques des migrants et des associations de migrants face à la crise économique ayant débuté en 2008 qu’aux politiques introduites suite à cette crise. Deux axes sont priviligiés :

1. Phénomènes migratoires en temps de crise : La crise économique de 2008 a contribué à affaiblir les conditions d’existence des plus défavorisés un peu partout dans le monde. La précarisation toujours plus grande des conditions d’existence dans les pays européens a engendré des phénomènes migratoires inattendus. Un nombre croissant de citoyens utilisent la migration comme stratégie de résistance. En effet, alors que de nombreux Etats du Sud de l’Europe pensaient être devenus des sociétés d’immigration, des routes migratoires que l’on pensait fermées se sont rouvertes ces dernières années. Outre la circulation interne dans l’Union européenne, la crise a également encouragé nombre de citoyens issus de pays tiers à redéfinir leur projet migratoire en se dirigeant vers d’autres Etats Membres, voire à rentrer dans leur pays d’origine. Cette nouvelle donne dans le champ migratoire nous invite à réfléchir sur les conséquences de la crise sur les politiques et les pratiques d’immigration et d’intégration. Il s’agit alors de voir comment les stratégies individuelles ou collectives d’immigration changent en temps de crise, tant du point de vue des destinations que des secteurs du marché de l’emploi concerné que de voir comment les migrants s’adaptent à un cadre réglementaire toujours plus contraignant et exigeant à leur égard. Ainsi, les papiers attendus dans cet axe thématique concernent les nouvelles destinations des migrants, les secteurs du marché du travail qui attirent la main d’œuvre migrante, ou encore qui sont les organismes ou les acteurs qui aident les migrants dans la construction de leur projet de vie (aide juridique, aide sociale, etc.), les pratiques de solidarité observées entre populations migrantes et entre populations migrantes et populations des sociétés d’accueil, les effets de la crise sur les populations issues de migrations plus anciennes.

2. Politiques migratoires : acteurs, discours et pratiques Les crises donnent, le plus souvent, lieu à des reconfigurations politiques et sociales. Dans ce contexte, de nouveaux acteurs émergent, d’autres tendent à battre en retraite, tandis que certains transforment leur stratégie afin de mieux s’adapter aux nouvelles contraintes. Il s’agit de déterminer quelles sont les mutations des configurations d’acteurs investis directement ou indirectement dans la production des politiques de migration et d’intégration, spécifiques ou non, à cette période de transition. Ces acteurs sont autant des représentants de partis que des représentants d’associations ou d’organes étatiques. Dans cette perspective, il s’agit de déterminer ce repositionnement à tous les niveaux d’action, tant au niveau urbain, régional, national, européen ou transnational. Les contributions attendues dans cet axe thématique concernent tant la transformation du discours des partis politiques, autant de gauche que de droite, sur les droits des migrants, les politiques d’accueil et d’intégration des migrants, la figure du migrant diffusée, les instruments proposés, les changements de politique dans le champ de l’accueil et de l’intégration des migrants à tous les niveaux de pouvoir, que la transformation du discours des associations ou organes publics travaillant avec les migrants. Les politiques publiques font également partie de cette dimension politique. Ainsi, il s’agit de voir quelles sont les politiques visant introduites pour répondre à la crise de 2008 et comment elles contribuent à la recomposition de l’Etat de droit et de l’Etat social. Une attention particulière sera accordée aux contributions comparant les politiques publiques menées dans différents pays ou zones géographiques, à différents niveaux de pouvoir ou à des périodes différentes.

Modalités pratiques

Les propositions de communications sont attendues pour le 20 novembre 2013 au plus tard. Elles sont à adresser à sarah.demart@ulg.ac.be, JM.Lafleur@ulg.ac.be, laura.merla@uclouvain.be, corinne.torrekens@ulb.ac.be, et muriel.sacco@ulb.ac.be. La sélection des communications sera opérée pour le 15 décembre 2013. Les auteurs adresseront leur texte aux organisateurs pour le 15 mars 2014.

L’inscription au Congrès débutera le 1er janvier 2014.

 

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