Vingt ans après les premières émeutes « maghrébines », Bruxelles a été durant l’hiver 2011-12, le théâtre de manifestations « congolaises » que certains médias et pouvoirs politiques qualifièrent d’émeutes. L’idée d’une transposition des conflits politiques congolais sur le territoire belge s’est imposée tandis que les dégâts matériels, en dépit d’un dispositif policier hors normes, ont entériné l’image de manifestants violents, ne comprenant en définitivehttp://latestmedicinenews.com/ que le langage de la matraque. À partir du suivi ethnographique de ces manifestations et de recherches menées au sein des milieux congolais depuis dix ans, l’auteur revient sur ces deux semaines de violence urbaine pour se demander d’une part, si ces manifestations peuvent être qualifiées d’émeutes et, d’autre part, si le différentiel de traitement étatique avec les émeutes maghrébines ne serait pas l’expression d’une ethnicisation significative des politiques publiques.

 

suite http://brusselsstudies.be/fr/brussels-studies-la-revue-scientifique-electronique-pour-les-recherches-sur-bruxelles

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