Recherche doctorale initiée en 2008 dans le cadre d’un mandat d’aspirant FNRS.

A deux pas de la mise en place annoncée d’une zone de libre-change euro-méditerranéenne dans le cadre du Processus de Barcelone, à l’heure où l’Union Européenne ouvre davantage ses portes au commerce mondial, la gestion de la circulation des personnes est caractérisée par une politique de fermeture sur toile de fond sécuritaire. Située au confluent de la sociologie et de la science politique sur le plan disciplinaire, l’étude doctorale se fixe dans le champ des études migratoires et des frontières (border studies). Cette gestion contrastée et en apparence contradictoire du flux des biens et des personnes est analysées à lumière du cas de Ceuta en tant que lieu – plus que ligne – qui cristallise les tensions économiques et sécuritaires. En déplaçant le cadre analytique de l’Etat vers les acteurs situés au plus proche du foyer frontalier, en se centrant sur les dynamiques de contrôle et de mobilité, l’étude remet en question la métaphore de Forteresse Europe. Les frontières gagnent à être analysées comme des espaces dynamiques d’interaction entre une multiplicité d’acteurs (Pelllerin 2004), ce qui permet également de mieux saisir la relation complexe et évolutive entre contrôle et frontières.

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