Project Description

Geoffrey Grandjean (Aspirant FNRS) et Jérôme Jamin (chargé de cours) ont le plaisir de vous annoncer la sortie de leur ouvrage collectif intitulé  « La concurrence mémorielle«  .

Le quatrième de couverture :

« Ce que personne ne sait et qui ne laisse pas de trace n’existe pas » expliquait Italo Svevo, ce dont on ne parle pas dans la presse et dont aucune empreinte, aucune marque, aucun souvenir ne peut témoigner n’existe pas – n’existe plus pourrions-nous dire!

La concurrence mémorielle renvoie à cette lutte amère entre toutes sortes d’individus et d’associations pour faire valoir leurs souffrances au même titre que celles des autres et parfois même implicitement ou inconsciemment sur un piédestal par rapport aux autres. Cette concurrence dites « victimaire » par ses détracteurs évoque les combats de plus en plus nombreux et douloureux aujourd’hui, par coup médiatique et blog interposé, pour faire valoir la mémoire d’un massacre, d’un attentat, d’un génocide, ou d’une catastrophe naturelle, pour affirmer la reconnaissance de certains droits et même parfois le droit précisément à des compensations vis-à-vis du passé et de certaines injustices.

La concurrence mémorielle s’alimente d’un univers sur-médiatisé ou les images récentes et plus anciennes se multiplient et se télescopent, elle défie les imaginaires nationaux et remet en question le droit des États à dicter ce qui leur semble bon pour la nation. Souvent considérée comme un effet secondaire lié à des problèmes plus fondamentaux, elle est au contraire un enjeu structurant et déterminant pour la cohésion sociale de nos sociétés.

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