En un siècle, les énormes progrès réalisés par la médecine ainsi que les améliorations de l’hygiène de vie et du confort matériel ont permis d’augmenter très significativement notre espérance de vie. A la fin du XXIème siècle, les experts estiment que 10% des personnes nées en 2000 ont de grandes chances de devenir des centenaires. Si Monsieur tout le monde ne peut que se réjouir de ces constats, encore faudrait-il s’assurer que cette dernière phase de la vie qu’est le vieillissement se passera dans les meilleures conditions possibles. En d’autre terme, l’Homme devra relever un énorme défi qui consistera à vivre de plus en plus vieux tout en retardant le plus longtemps possible l’apparition de divers désagréments ou maladies inexorablement associés au phénomène naturel du vieillissement. Il est facile de deviner quelles pourraient être les conséquences économiques désastreuses pour nos sociétés si nous devions rater cet enjeu. Dans ce contexte, il apparaît qu’un élément jouera un rôle primordial : une alimentation riche en antioxydants protecteurs.

L’oxygène : un bien et un mal, question d’équilibre

Nos cellules ne fonctionnent de manière optimale que dans des conditions bien précises de température, de pH et de concentration en oxygène et en autres substrats. L’oxygène est indispensable pour produire toute l’énergie nécessaire dont la cellule a besoin pour mener à bien ses diverses fonctions. Le prix à payer pour cette énergie est toutefois important puisque ce même oxygène conduit en même temps à la formation de dérivés toxiques de l’oxygène dont font partie les fameux « radicaux libres ».

Quand les radicaux libres attaquent, les antioxydants sont en défense

A concentration physiologique, les radicaux libres ont un rôle physiologique important. Produits en trop grande quantité, ils sont toutefois très réactionnels et ils s’attaquent aux lipides, à l’ADN et aux protéines.

Pour se protéger, l’organisme a développé des défenses antioxydantes:

  • enzymes, protéines
  • oligo-éléments (sélénium, zinc)
  • molécules de petites tailles comme les vitamines A, C, E, les flavonoïdes ou le glutathion.

Tout est une question d’équilibre

Le phénomène du vieillissement est immanquablement lié à une augmentation du stress oxydant, c’est-à-dire à la perte progressive de l’organisme à maintenir l’équilibre entre la formation des radicaux libres et le taux d’antioxydants. Lorsque cet équilibre est rompu, des modifications « oxydatives » au niveau des substrats évoqués ci-dessus surviennent. Ces réactions sont impliquées dans la perte des fonctions physiologiques naturelles (ouïe, vue, mémoire) mais aussi dans le développement de pathologies beaucoup plus lourdes comme le cancer, le diabète ou les maladies cardiovasculaires.

En conclusion, les experts scientifiques deviennent de plus en plus unanimes pour dire qu’un apport régulier en antioxydants via l’alimentation ou la complémentation (sous contrôle médical) est un des premiers actes que nous devons porter en matière de prévention de notre santé. Vieillir donc, mais à condition que cela se fasse avec les meilleurs bien-être et confort physique possibles grâce à l’alimentation.

Oui mais quelle alimentation?

Toutes les études actuelles indiquent que l’absorption très régulière de fruits et légumes riches en antioxydants a indéniablement des effets positifs sur la santé, notamment en diminuant significativement l’incidence de cancers de tous types.
Encore faut-il s’assurer que la quantité d’antioxydants présente dans ces aliments est bien celle attendue.

Cette réflexion doit interpeller aussi bien le producteur, le distributeur que le consommateur de fruits et légumes. Entre le moment de la récolte et la mise sur assiette, beaucoup d’étapes peuvent en effet significativement altérer le contenu en antioxydants de ces aliments : lieu et température de conservation, cuisson, exposition à la lumière, …

En parallèle, nous assistons de plus en plus à l’apparition sur le marché de divers produits (eaux, yogourts, ..) enrichis en antioxydants très souvent extraits à partir de fruits (cassis, canneberge, myrtille..). Toutefois, la teneur en antioxydants n’est jamais renseignée sur ce type de produit.

On trouve également des compléments alimentaires. Quelle est leur capacité antioxydante réelle ?

A la lumière de toutes ces données, il est donc de plus en plus nécessaire de disposer d’outils permettant d’évaluer la capacité antioxydante globale des aliments naturellement riches ou enrichis en antioxydants afin de garantir la qualité du produit. Ceci est d’autant plus nécessaire car ces analyses permettront aux industriels développant ce genre de compléments alimentaires de se conformer à la réglementation européenne sur les allégations nutritionnelles et de santé.

Pour ce faire, en collaboration avec des chercheurs spécialisés dans le domaine des antioxydants (Plateforme Nutrition Antioxydante & Santé du CHU de Liège), CEDEVIT met à la disposition du monde agro-alimentaire diverses analyses performantes du statut en antioxydants des aliments.