Titre du projet

Stratégies alimentaires afin de réduire les émissions de méthane et l’empreinte carbone des vaches laitières en Belgique, au Luxembourg et au Danemark.

Objectifs du projet

Il est généralement estimé que l’agriculture est responsable de 14,5% de la production de gaz à effet de serre (GES) (FAO, 2014). Parmi ceux-ci, le méthane, produit principalement par les vaches laitières représente 44% des émissions totales. D’autre part, le tube digestif particulier par la présence du rumen permet aux ruminants de convertir le fourrage même de mauvaise qualité en lait et en viande. Pour cette raison, le bétail est important pour la production mondiale de protéines et de graisses, en particulier dans les pays où le climat est adapté à une forte proportion de prairies. En outre, les prairies peuvent constituer un puit de carbone potentiel, contribuant également à la réduction de l’empreinte carbone (EC).

  1. Le premier objectif de ce projet est de contribuer à l’atténuation de l’impact climatique et à réduire les émissions de GES dans l’élevage laitier, en optimisant les stratégies d’alimentation pour l’hiver (alimentation en étable) et l’été (pâturage et alimentation complémentaire).Cet objectif sera atteint en évaluant d’abord les différents régimes utilisant des quantités variables de fourrages distribués sous forme d’ensilages ou de pâturages et d’aliments commerciaux de diverses compositions dans la ferme expérimentale. Les meilleurs  résultats concernant les émissions de méthane et les EC seront promus dans les fermes pilotes dans les 3 pays impliqués dans le projet: le Luxembourg, le Danemark et la Belgique.En outre, de nouvelles techniques permettant un pâturage de précision seront expérimentées afin d’optimiser la valorisation de l’herbe. Une attention particulière sera accordée pour trouver le meilleur compromis concernant la résilience et la durabilité, y compris l’évaluation de la LCA du lait.
  2. Le deuxième objectif sera de contribuer à la conservation des prairies en soulignant l’importance des prairies dans l’élevage laitier en tant que puits de carbone potentiel. Il vise également à accroître les pratiques de pâturage. On considère que l’augmentation des prairies, en particulier multiannuelle, en ce qui concerne le stockage du carbone, et l’augmentation du pâturage par rapport à la consommation d’énergie devraient influencer les émissions de GES. Le suivi de la perte de prairies et la proportion de bovins laitiers en pâturage dans les pays concernés permettront d’estimer cette comptabilité des émissions à partir de l’utilisation des terres et des changements d’utilisation des terres dans les trois pays participants.
  3. Le troisième objectif est de produire des lignes directrices pour assurer la diffusion et la transférabilité des résultats du projet. Cet objectif sera atteint en publiant un manuel comprenant des recommandations sur les bonnes pratiques agricoles permettant une réduction de l’impact climatique et des émissions de GES.

Cette vidéo donne un aperçu rapide du projet Life Dairyclim: ses objectifs,les méthodes utilisées et les premiers résultats du projet.