2011-09-14_112935« Ce que personne ne sait et qui ne laisse pas de trace n’existe pas », affirmait Italo Svevo. Si chez certains le temps suffit pour qu’un événement tombe dans l’oubli, pour d’autres, au contraire, le souvenir reste vivace, entretenu par un groupe ou une communauté d’individus. Confrontés les uns aux autres, ces souvenirs suscitent parfois une compétition malheureuse, parfois volontaire, souvent inconsciente, dans un univers surmédiatisé où les images récentes et plus anciennes se télescopent.
Souvent considérée comme un effet secondaire lié à des problèmes plus fondamentaux, la
concurrence mémorielle est en réalité un enjeu structurant pour la cohésion sociale de nos
sociétés.

Tables des matières

Article de Sophie Ernst – Porter aussi la volonté d’un bonheur partagé

Balteau Bernard, «La concurrence mémorielle », Reflexions, 28 février 2012.

Ce livre découle du colloque «Mémoire(s) en question(s) : la transmission entre monopole et concurrence »

Grandjean G., Editions Armand Colin