Sophie Ernst ancienne élève de l’École normale supérieure et agrégée de philosophie, s’est avant tout intéressée à la formation des maîtres et aux évolutions pédagogiques de l’École contemporaine. Après avoir exercé comme professeur en École Normale puis en IUFM, elle a poursuivi des recherches en philosophie de l’éducation à l’Institut national de recherche pédagogique. Elle s’est d’abord intéressée à l’enseignement des sciences dans le primaire, avec le mouvement « La Main à la pâte », dont elle a accompagné la mise en place et explicité les fondements, puis a fondé L’école en débats, chroniques philosophiques sur l’éducation morale et civique, la laïcité, l’École Républicaine, l’égalité des sexes, la formation à l’autonomie, la démocratisation, les problèmes de violence, la scolarisation des enfants de migrants, les identités fragiles. À partir de 1995, elle a créé un groupe de recherches sur les problèmes posés par la montée en force des mémoires vives, porteuses de revendications ou d’exigences morales. Elle a été auditionnée sur ce sujet par la commission de l’Assemblée nationale (commission Accoyer) sur les questions mémorielles et l’éducation, 22 juillet 2008. Elle est associée à plusieurs programmes, dans le cadre de partenariats avec des institutions de recherche et d’éducation : l’enseignement relatif à l’esclavage (CNRS-EURESCL, Europe-Esclavage), la laïcité (avec la Ligue de l’enseignement), la transmission de la Shoah (Fondation Auschwitz de Bruxelles), la citoyenneté européenne (équipe ECEHG de l’INRP).

Elle est accueillie en 2009-2010 au Collège international de philosophie, pour un séminaire intitulé : « Traumatismes de l’histoire, mémoire et éducation. Problèmes moraux et politiques ».

Parmi les publications, trois ouvrages ont été publiés par l’INRP :

– Sophie ERNST Quand les mémoires déstabilisent l’école. Mémoire de la Shoah et enseignement. Lyon : INRP, 2008.

– Sophie ERNST, L’école et les femmes. Une mixité inaccomplie. INRP, 2003.

– Sophie ERNST, La laïcité. INRP, Paris, 1999.