La myopathie atypique sera présumée lorsque, chez un cheval séjournant la majeure partie du temps en prairie, vous observez, une partie ou la totalité, des signes cliniques suivants :

    Signes présents chez plus de 50% des cas

  • Emission d’une urine foncée (émission spontanée ou à la suite d’une palpation rectale ou encore d’une cathétérisation) ; 93%)
  • Faiblesse généralisée (85%)
  • Raideurs (83%)
  • Psychisme déprimé (80%)
  • Fréquence cardiaque augmentée (> 45 battements/ min) ; (79%)
  • Cheval couché sur le flanc (78%)
  • Tremblements, fasciculations (68%)
  • Sudation (64%)
  • Température rectale dans les normes (37°C < Température rectale < 38.5°C; 60%)
  • Muqueuses congestives (couleur rouge) ; (53%)
  • Signes présents chez moins de 50% des cas

  • Difficultés respiratoires (49%)
  • Hypothermie (température rectale < 37°C) ; (29%)
  • Anorexique (28%)
  • Difficulté à déglutir (23%)
  • Appétit exacerbé (18%)
  • Hyperthermie (température rectale > 38.5°C) ; (11%)
  • Observations définies à partir de 354 cas européens (van Galen et al., 2012)

Lorsque les signes cliniques précités sont observés en tout ou en partie, appelez de toute urgence votre vétérinaire traitant qui pourra, sur base d’examens complémentaires, confirmer la maladie.  Le diagnostic définitif de myopathie atypique est généralement posé suite à la mise en évidence au niveau sanguin de la présence d’hypoglycine A (marqueur d’exposition), de MCPA (métabolite toxique) et d’un profil spécifique des acylcarnitines ante-mortem ou suite à un examen microscopique des fibres musculaires d’un morceau de muscle prélevé post mortem. Le diagnostic de myopathie atypique peut également être confirmé sur base d’une prise de sang grâce à l’identification d’un profil biochimique sanguin particulier. Cependant, les analyses sanguines ne sont réalisées que dans un nombre restreint de laboratoires spécialisés.

Depuis que la cause est connue, nous avons pu vérifier que tous les cas confirmés avaient eu la possibilité d’ingérer des samares (cas survenus en automne) ou des plantules (cas survenus au printemps) d’érables sycomores.

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