donateConsidéré comme obsolète dans les années nonante, le terme « philanthropie » revient en force en Europe depuis une dizaine d’années et ne peut désormais plus être considéré comme un simple synonyme de « charité ». Les philanthropes européens ont diversifié leurs pratiques. La philanthropie n’est plus réservée à une élite et est désormais pratiquée par toutes les catégories de la population.

Dans nombre de pays d’Europe continentale, c’est traditionnellement à l’Etat Providence qu’il revenait de financer les missions d’intérêt général. L’austérité, de rigueur depuis plusieurs années dans la gestion des budgets publics, rend le terrain propice à une contribution de plus en plus importante des acteurs privés au (co)financement de ces missions. La philanthropie européenne a longtemps été mue par des valeurs religieuses ou morales : l’important était l’acte même de don, et celui-ci se voulait discret.

Aujourd’hui, les philanthropes veulent démontrer l’impact de leurs actions et en mesurer l’efficience. Cela s’explique notamment par le besoin de légitimation de ces nouveaux acteurs privés intervenant dans des domaines qui ne relevaient pas de leur compétence. Un autre élément d’explication tient au profil socioprofessionnel de ces nouveaux philanthropes, désireux d’appliquer à leur pratique philanthropique les principes gestionnaires sur base desquels ils ont construit leur fortune. Ces évolutions dessinent les contours d’une « nouvelle philanthropie ».

Pour lire la suite de cet article dans le Baromètre 2015 des entreprises sociales, rendez-vous sur le site de l’Académie des Entrepreneurs Sociaux.

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