La Chaire Baillet Latour en Philanthropie et Investissement social est issue d’un partenariat entre le Fonds Baillet Latour etlogo Fonds BL HEC-ULG. Cette chaire a été créée fin 2012, dans l’objectif de développer et promouvoir des activités d’enseignement et de recherche sur les nouvelles formes de la philanthropie.

L’Europe continentale connaît depuis une dizaine d’années un renouveau et une expansion de la philanthropie. La générosité individuelle est en croissance constante et diversifie ses modalités. Le nombre de fondations s’accroit de façon rapide, en Belgique également, où l’on recense aujourd’hui près de 1200 fondations créées avec un objectif d’intérêt général. Cette expansion s’inscrit dans un contexte d’appauvrissement des Etats d’Europe continentale, où les politiques d’austérité réduisent drastiquement les subsides publics aux nombreuses organisations prenant en charge des missions d’intérêt général (entreprises sociales, ONG, associations). Nombre de celles-ci ont déjà pris acte de ce changement de paradigme, et refondent leurs business models pour générer des revenus propres et attirer des capitaux privés, selon des modalités diverses. Dans ce contexte, la philanthropie joue un rôle de plus en plus important dans le soutien aux missions d’intérêt général, dont la finalité sociétale rencontre les intérêts des philanthropes, désireux de mettre leurs ressources au service d’objectifs sociétaux.

Cette rencontre est bénéfique à plus d’un titre.

Elle constitue, entre autres, un levier d’innovation, de professionnalisation et de changement d’échelle pour de nombreuses initiatives et organisations d’intérêt général. Cependant, elle suscite de nombreuses questions :

Qui sont ces philanthropes ? Comment travaillent-ils ? Sur base de quels critères prennent-ils leurs décisions ? Comment les intéresser à un projet particulier ?

Cette rencontre révèle également de nouveaux enjeux :

Dans quelle mesure ce développement de l’action philanthropique est-il légitime et souhaitable ? Comment assurer que ces ressources iront également aux missions ou organisations les moins visibles, les moins séduisantes ? Quelles formes de gouvernance peut-on mettre en place autour de ces nouveaux partenariats ? Comment construire des partenariats efficaces et équilibrés avec les philanthropes ?

Ces questions ont d’autant plus d’importance dans le contexte actuel de renouvellement des pratiques philanthropiques, marquées par un engagement renforcé et une quête explicite d’impact social.

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