Formation_SCI_2018_participants

Pour la deuxième année consécutive, le SCI organisait sa Formation Continue en Management des Smart Cities, en partenariat avec HEC Executive School. Après 10 modules d’apports théoriques et pratiques en la matière par divers experts, cette seconde édition s’est finalement terminée par 3 journées d’idéation, animées par ID Campus, durant lesquelles les participants ont pu échanger et travailler sur des problématiques concrètes rencontrées sur leurs territoires respectifs.

Une communauté grandissante

Ils étaient 24, venus d’horizons différents : villes et communes, intercommunales, GAL, centre de recherche, entreprises et intercommunales actives dans la consultance, les assurances, l’énergie, la construction, la technologie, la pétrochimie… Une mixité qui a permis des échanges riches, et la construction d’un écosystème de plus en plus représentatif de la dynamique qui se met en place sur nos territoires.

Car si l’objectif principal de cette formation est bien entendu d’équiper ces derniers pour mieux appréhender les défis de la Smart City, l’un des souhaits du SCI est également de favoriser la construction d’une communauté, facilitant le partage de contenu et les échanges d’expériences entre les participants, les alumni, les intervenants et le Smart City Institute. Ce que confirme Carina Basile, directrice opérationnelle du SCI et alumni de la formation : « Une communauté d’alumni est en train de naître, l’objectif étant de continuer à impulser une réflexion autour de la ville intelligente et durable grâce notamment à l’échange d’idées et de compétences sur le long terme. »

Catherine Nguyen, responsable de la formation au SCI : « Un des objectifs de cette formation était de casser les aprioris et les préjugés qu’il était possible d’avoir sur les secteurs public, privé et académique. En effet, en favorisant une formation destinée à un public provenant d’horizons et de secteurs différents, les participants ont appris à mieux se connaître, comprendre les réalités de chacun et cerner leurs complémentarités. Après tout, une Smart City se construit grâce à l’intelligence des différentes parties prenantes et cette formation permet de réunir « autour de la table » des acteurs professionnels prêts à débattre et à trouver ensemble des pistes de solutions aux enjeux et problématiques rencontrés sur nos territoires. Nos participants l’ont bien compris : la Smart City s’appuie sur ses habitants, entreprises, universités, associations… pour se réinventer et innover. Notre communauté d’alumni représente ainsi les divers acteurs de terrain engagés à collaborer ensemble, tout en favorisant le décloisonnement et en répondant à des objectifs communs et bénéfiques pour son lieu de vie et ses usagers. »

La parole aux participants

En tant qu’acteurs du changement sur leur territoire, nous avons souhaité donner la parole à quelques participants: En quoi cette formation est intéressante pour leurs organismes respectifs, et que peuvent-ils en retirer ?

Lire aussi : Management des Smart Cities : 21 experts pour former les acteurs de la ville de demain

SOMMAIRE – RETROUVEZ NOS INTERVIEWS :

JEAN-PIERRE TRÉSEGNIE

Chargé de mission – GAL Meuse@Campagnes

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AMÉLIE DEBROUX

Directrice générale – Ville de Hannut

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ANTOINE GRUSELIN

SPI

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CAMILLE LHOTE

UPCity

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QUEENIE HALSBERGHE

Cerdecam

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ALBANE LAIRESSE et CHRISTIAN HAID

Ethias

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Tresegnie_Jean_Pierre

JEAN-PIERRE TRÉSEGNIE

GAL Meuse@Campagnes

Chargé de Mission – Valorisation de la citoyenneté par le numérique

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous inscrire à notre formation continue?

Le GAL mise vraiment sur le numérique comme axe transversal de développement. Sa mission est d’utiliser ce dernier afin de positionner le territoire rural dans la dynamique Smart City. Dans mon travail, je suis amené à aider mes collègues à implémenter cet aspect numérique dans leurs missions, mais aussi à valoriser la participation citoyenne par le numérique.

Compte tenu de cet aspect, il me semblait évident de venir participer à la formation. Le conseil d’administration a d’ailleurs accepté de manière très positive ma demande de participation.

Selon vous, quels sont les bénéfices que votre organisme peut retirer de cette formation ?

Je vois deux bénéfices : Premièrement, clarifier le concept de Smart City et comprendre comment il peut aussi s’appliquer à un territoire rural. Il y a ici une idée de simplification du concept. Le deuxième, c’est consolider un bagage solide : des outils, des références, des contacts.

Tous ces acquis vont me fournir une base pour mieux convaincre et faire adhérer les acteurs du rural au concept de Smart City. En général, c’est une notion qui leur semble plus éloignée, car rien que par le terme, ce n’est pas très parlant : on se sent un peu en dehors en disant que ça ne ça concerne que les villes, or non, c’est une notion qui peut être adaptée au milieu rural, en utilisant d’autres termes par exemple : smart territoire, smart rural, territoire ingénieux… Tout ce qui a été développé durant la formation peut être valablement utilisé sur mon territoire, dans le cadre des missions que je mène.

Quand vous parlez de convaincre les autres, vous parlez de vos collègues ou des citoyens ?

Je parle majoritairement des citoyens. Une partie du pouvoir local est déjà dans une démarche Smart, mais je m’adresse à tous les acteurs de terrain (les citoyens, les associations et pouvoirs locaux, …) dans le but de leur faire passer le message suivant : « On est déjà dans une démarche de développement rural/ durable sur notre territoire, il n’y a plus qu’un petit pas à faire pour entrer dans une démarche Smart, notamment grâce à la technologie, qui peut venir en support. Il n’y a plus qu’à … »

Selon vous, comment la formation peut-elle vous servir de manière concrète dans l’exercice de vos fonctions ?

Les 3 jours d’idéation m’ont permis d’acquérir une certaine méthodologie qui va pouvoir m’aider à faire remonter des projets, car l’important pour nous c’est ce qui émerge du « bottom ». Dans le projet sur lequel je travaille, il y a ce sentiment de « top-down » car on met en application un schéma qui a été « établi par ». Mais il faut quand même aller rechercher de la créativité, de la connaissance au niveau du terrain !

Ensuite toute la clarification du concept durant la formation va me permettre d’être encore plus pédagogique lorsque je suis amené à expliquer le concept – Une sorte d’ambassadeur de la Smart City en somme ? – voilà exactement on peut dire ça comme ça !

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

Il faut y aller, laissez-vous porter, on découvre des choses en se laissant porter, il faut passer au-delà de ses craintes, qu’elles soient théoriques ou pratiques, si on se met dans une démarche d’apprentissage, on ressort toujours avec des éléments positifs pour son boulot !

Debroux_Amelie

AMÉLIE DEBROUX

Ville de Hannut

Directrice générale

Quelles sont les raisons qui vous ont amenée à vous inscrire à notre formation continue ?

Aujourd’hui, on entend beaucoup parler des Smart Cities, mais finalement, qu’est-ce qu’on met derrière ce concept ? C’était une question que je me posais. J’ai reçu un questionnaire sur le sujet qui m’a fait réfléchir car je me suis sentie un peu perdue par rapport au sujet.

Ça a éveillé ma curiosité et je me suis dit : Une formation existe, je sens qu’un jour le conseil communal va vouloir qu’on mette en place des projets Smart City au sein de la commune, j’ai donc voulu anticiper. Comment devient-on une Smart City et quels sont les outils qu’on peut utiliser au quotidien, qu’est-ce que je dois faire pour ça ?

La ville de Hannut a notamment été commune pilote pour le programme de stratégie transversale (PST), qui sera obligatoire à partir de la prochaine législature. On sait qu’on a cette échéance à respecter, c’est toute une méthodologie à mettre en place, avec une vision sur le long et le moyen terme, une réflexion sur les budgets, l’implication des agents, etc. Alors que je pensais que la Smart City se limitait juste à l’aspect technologique, je me suis rendue compte que la formation et ce programme de stratégie transversale s’imbriquaient intimement : grâce à ce programme, on devient déjà un peu une Smart City. Il y avait donc un réel intérêt pour la commune de suivre la formation, dans la continuité de cette stratégie à mettre en place.

Selon vous, quels sont d’ailleurs les bénéfices que votre administration peut retirer de cette formation ?

Pour moi l’avantage de cette formation c’est de se dire : c’est fini de travailler de manière cloisonnée.

Quand on veut monter un projet, on doit identifier l’utilisateur final et quels sont ses besoins, en mobilisant et en tenant compte de toutes les ressources et facteurs qui composent le territoire : la technologie, la participation citoyenne, la prise en compte de l’environnement, la prise en compte des budgets, … La formation nous apprend à avoir une vue « macro » dans notre manière de gérer un projet, à penser des solutions globales qui peuvent satisfaire l’ensemble des acteurs et à décloisonner un maximum.

Avez-vous déjà une idée de comment implémenter vos acquis concrètement dans votre travail quotidien ?

Ce qui est vraiment intéressant au niveau de la démarche Smart City, c’est de pouvoir, à un moment donné, aborder le problème de manière différente. Durant la formation, on a passé 3 jours à discuter d’une problématique. Notre position de départ a évolué au fur et à mesure, on identifie des points d’attention et on remet cela en perspective notamment grâce à la consultation. Sans cela, il y a de gros risques, au final, que ce qu’on développe ne soit pas satisfaisant et devienne obsolète assez rapidement.

L’avantage que j’ai aussi identifié dans une démarche Smart City c’est la durabilité des projets inités. Prendre en compte toutes les dimensions du territoire demande peut-être plus de temps au départ, mais au final, on aboutit à quelque chose qui sera plus pérenne dans le temps.

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

En termes d’investissement, on peut se dire « Waw 8 jours ! Je ne vais jamais arriver à caser ça dans mon agenda… » Mais le gros avantage, c’est qu’on arrive à prendre du recul par rapport à sa fonction, on rencontre des gens, on se construit un réseau très intéressant avec une réelle plus-value.

Au bout du compte, l’investissement de ces 8 jours en vaut vraiment la peine, je suis vraiment contente car je ressors avec un chouette carnet d’adresses, j’ai rencontré des super personnes, et en plus j’ai une méthodologie à appliquer au sein de mon administration, ce qui va me faire gagner du temps par la suite.

ANTOINE GRUSELIN

SPI

Responsable animation territoriale 

Responsable animation économique Val Benoit

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous inscrire à notre formation continue ?

L’information m’est venue par ma cheffe directe, qui m’a encouragé à y participer. Moi-même je travaille sur la problématique des villes intelligentes, puisqu’à la SPI, nous avons la volonté de redévelopper, revaloriser les anciennes friches industrielles. Ne plus en faire des zonings, mais des lieux connectés à la vraie vie, en phase avec la ville durable de demain. Ce qui veut dire que ça n’intègre plus que les entreprises mais bien tout un écosystème.

Selon vous, quels sont les bénéfices que la SPI peut retirer de cette formation ?

L’un des premiers bénéfices que je vois, c’est de se faire connaître, d’intégrer un écosystème composé d’acteurs urbains divers. C’est un réel outil de réseautage.

Ensuite, pouvoir travailler sur tous les concepts abordés durant la formation et les mettre en pratique. La Smart City est une matière très jeune, donc tout est à inventer.

Enfin, même si j’avais déjà un certain bagage grâce aux missions et déplacements que j’ai déjà effectués, la formation m’a permis de mieux structurer et de compléter mes connaissances sur le sujet.

Selon vous, comment la formation va-t-elle vous servir de manière concrète dans l’exercice de vos fonctions ?

De mon côté, c’est encore un peu tôt pour le dire, mais les contacts que j’ai pu nouer ça c’est déjà très important, c’est du concret, du terrain.

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

Il faut oser s’arrêter et se dire que ce seront 8 journées durant lesquelles on va être déconnectés. On va prendre du retard dans son travail, on va être contacté par les collègues parce qu’on n’est pas au bureau etc. mais il faut le faire. Dans la vie professionnelle d’aujourd’hui, c’est très rare d’avoir la légitimité de pouvoir le faire.

On est pratiquement tous unanimes là-dessus avec les autres participants : C’était très difficile de ne pas lire ses mails et de ne pas y prêter attention mais au final, c’est un bol d’air terrible. Et puis il est question de Smart City, donc on peut se permettre de dire : c’est important !

Halsberghe Queenie

QUEENIE HALSBERGHE

CERDECAM (Centre de recherche et de développement de l’ECAM)

Research team manager 

Quelles sont les raisons qui vous ont amenée à vous inscrire à notre formation continue ?

Au niveau de l’ECAM, nous avons comme volonté de pouvoir situer l’ingénieur industriel dans la ville et dans son rôle sociétal, c’est pourquoi nous nous sommes naturellement intéressés aux Smart Cities. Je suis chargée de la mise en œuvre de cette thématique pour le Centre, j’ai donc fait des recherches sur les formations liées à la thématique. D’après les échos d’anciens participants, cette formation était réputée, ce qui m’a confortée dans mon idée d’y participer.

Selon vous, quels sont les bénéfices que votre organisme peut retirer de cette formation ?

L’approche holistique de la Smart City proposée durant la formation est vraiment intéressante pour nous. Comme nous sommes une école d’ingénieurs industriels, il est important d’abord de se dire qu’on ne fait pas de la technologie pour de la technologie, c’est juste un moyen. Nous devons acquérir un autre positionnement (aussi bien les enseignants que les étudiants). L’approche holistique va également permettre de sortir du silo des départements puisque nous avons 6 finalités à l’ECAM (automatisation, construction, électromécanique, électronique, finalité géomètre et informatique), de mettre du lien entre eux et d’avoir une démarche plus transversale. C’est vraiment une question de posture qui change.

Aviez-vous déjà des connaissances préalables sur le sujet ?

Oui, j’ai d’ailleurs constitué une bibliothèque spécifique sur les Smart Cities donc la matière je la connaissais déjà. Je souhaitais cependant pouvoir ouvrir les champs, approcher la notion de management et rencontrer aussi d’autres personnes qui sont intéressées par la problématique, que ce soit les communes, les services publics, le privé.

Cette idée de réseau et de partage d’expériences concrètes est essentielle, car en tant qu’ingénieurs industriels, il est important que nous puissions ancrer ce type de démarches dans la réalité et qu’on ne vienne pas juste avec des théories. Ça n’aurait pas grand intérêt dans notre cursus.

Selon vous, comment la formation peut-elle concrètement vous servir dans votre travail quotidien ?

Après une première journée pédagogique sur le sujet à l’ECAM, nous allons organiser une séance d’information dédiée aux étudiants, avec divers intervenants : sans doute des gens issus de la formation, ou des personnes qui nous ont été référencées. L’objectif par la suite est d’avancer un concours au sein de la communauté étudiante : sur base de problématiques qui leur seront proposées, les étudiants devront développer des solutions concrètes. L’idée ici est de réorienter une série de laboratoires techniques en leur donnant des objectifs, une finalité beaucoup plus pragmatique qui pourrait être implémentée, pourquoi pas, dans une commune.

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

Huit jours, c’est beaucoup, et en même temps, ce n’est pas assez. Ce n’est pas évident de convaincre son patron et de pouvoir se libérer 8 jours, c’est une réalité mais ça les vaut vraiment. Une fois la formation terminée, on se dit même que deux jours de plus auraient permis d’approfondir certains sujets. Mais comme on constitue un réseau, on se dit qu’on pourra continuer d’approfondir ceux-ci ensemble par la suite.

En ce qui concerne les 3 journées d’idéation, ça vaut vraiment la peine d’y participer. C’est une grosse angoisse avant d’y être, on se demande pourquoi on nous enferme 3 jours mais ça prend tout son sens une fois que la machine est lancée.

CAMILLE LHOTE

 UPCity

Consultante

Quelles sont les raisons qui vous ont amenée à vous inscrire à notre formation continue ?

Dans le cadre de mon travail, qui consiste à accompagner les pouvoirs publics dans leur développement territorial, je suis constamment amenée à me projeter dans l’avenir : quels seront les enjeux futurs et les objectifs à court moyen et long terme pour nos territoires ?

On le rappelle d’ailleurs souvent à nos clients : la ville de demain, elle se prépare maintenant !

Tout l’enjeu est donc d’avoir une approche prospective par rapport à ces territoires. La notion de Smart City se retrouve au final à chacune des étapes de nos analyses et de notre accompagnement. Participer à la formation avait donc vraiment du sens pour nous. C’est un moyen d’être formés au plus près des nouveautés, en vue de proposer ce qui se fait de mieux en termes de services à nos clients.

Selon vous, quels sont les bénéfices qu’une société de consultance comme la vôtre peut retirer de cette formation ?

Je pense qu’il y a plusieurs atouts : d’un côté, ce sont les contacts, les rencontres qu’elle génère. C’est très enrichissant de parler de problématiques rencontrées avec des acteurs qui possèdent des profils différents et qui abordent cela sous un autre angle.

D’un autre côté, elle nous donne l’opportunité d’appréhender des vraies études de cas et donc de découvrir des bonnes pratiques qui se font ailleurs. Il y a vraiment une prise de connaissance à ce niveau-là. Par la suite, à nous d’adapter les méthodes et les processus étudiés, pour proposer des services sur mesures répondant aux besoins de nos territoires.

Selon vous, comment la formation va-t-elle vous servir de manière concrète dans l’exercice de vos fonctions ?

Je n’ai pas dû attendre la fin de la formation pour réfléchir à comment implémenter ce que j’avais appris dans mon travail de tous les jours. Cela s’est fait au fur et à mesure de chacune des étapes. J’ai pu identifier des éléments qu’on ne prenait peut-être pas spécialement en compte, ou qu’on a tendance à oublier dans certaines étapes de nos processus, ce qui permet de se réadapter.

La formation permet, entre autres, d’identifier certains besoins de nos communes et offre des pistes de réponses. En tant que bureau d’analystes ou de consultance, ça fait du bien de pouvoir être au plus proche de ces besoins et de pouvoir discuter avec participants et intervenants sans qu’il soit question de vente de produit, d’être tous sur le même pied d’égalité autour de problématiques.

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

Il faut prendre le temps pour pouvoir se former et découvrir de nouvelles choses. Ce n’est pas un temps perdu, il faut pouvoir se plonger complètement dans les formations. C’est comme ça que l’on s’ouvre l’esprit et que l’on peut amorcer le changement.

ALBANE LAIRESSE

Ethias

Strategy, innovations & partnerships 

Innovation Manager

CHRISTIAN HAID

Ethias

Head of Strategy, innovations & partnerships 

Quelles sont les raisons qui vous ont amenés à vous inscrire à notre formation continue ?

Chez Ethias, une toute nouvelle entité intitulée « Innovations, Partnerships & Strategy » a été créée il y a 6 mois environ et elle étudie notamment les thématiques innovantes en termes d’assurances, comme « Comment un assureur peut-il participer au développement des Smart Cities ? ». On commençait déjà à s’informer sur le sujet donc c’était intéressant pour nous d’aller un peu plus dans le concret afin de pouvoir cadrer de manière plus structurée les initiatives naissantes dans l’entreprise.

En tant qu’assureur, on a l’impression qu’on ne fait pas du Smart. Ce n’est peut-être pas labellisé Smart en tant que tel, mais des initiatives sont déjà bien en cours, et en tant qu’assureur des villes nous sommes convaincus que nous avons un rôle à jouer la dans la dynamique : par exemple assurer les nouvelles technologies, assurer les drones, des capteurs etc., mais aussi participer à la prise de conscience du secteur public de l’intérêt de ce genre de démarche.

Selon vous, quels sont les bénéfices que votre organisme peut retirer de cette formation ?

C’est une excellente question, à priori l’assurance ne se retrouve pas clairement dans la problématique, donc toute la difficulté, c’est d’arriver à voir comment intégrer la notion de Smart City dans une approche classique des risques.

La formation permet, entre autres, d’adopter une certaine méthode de travail, non seulement grâce aux 3 journées chez ID Campus mais également via le module de gestion du changement avec Olivier Lisein. On repart avec des outils pratiques à utiliser dans la gestion de projets.

Elle apporte également un cadre théorique scientifique, notamment des études, sur lesquelles nous pourront rebondir pour appuyer notre crédibilité et notre expertise.

Voyez-vous déjà comment mettre en application vos acquis dans votre travail quotidien ?  

C.H : Concrètement, pas forcément encore pour l’instant mais la formation m’a aidé à me rendre compte qu’il n’y a pas de sujet qui n’est pas vraiment Smart City, ça peut rester légitime car on touche à plein de disciplines.

A.L : De manière générale, je suis quelqu’un qui prend l’information et qui a besoin de réfléchir avant de concrétiser. Mais ce qui ressort des projets développés durant la formation, c’est vraiment l’aspect humain. Il est essentiel de garder cela en tête dans notre travail afin de trouver des manières d’améliorer sa manière de vivre au quotidien.

Du point de vue plus pratique, je pense qu’il y a certainement matière à initier des échanges avec certains experts présents, et d’explorer pourquoi pas des possibilités de collaboration. Les contacts et les échanges sont donc un apport concret.

Et puis j’ai déjà eu l’occasion de ressortir certains articles fournis durant le cursus également, pour revoir dans le cadre du travail certaines notions sur les valeurs de notre entreprise, c’était pratique.

Que diriez-vous aux prochains participants qui hésiteraient à s’inscrire ? Un conseil ?

C.H : Ce qui m’a le plus touché, c’est l’intervention de Monsieur Smitz, qui mettait en évidence les impacts, notamment en termes de pollution, qui sont un peu la face cachée du développement de nos villes, et qu’on a tendance à ne pas trop prendre en compte. Or, il faut aborder la problématique de manière complète, c’était donc vraiment très utile et très concret.

A.L : Il ne faut pas hésiter ! Certains termes vont peut-être leur faire peur (« Smart Environment », « Smart Mobility », etc.) et leur paraitre éloignés mais il faut pouvoir s’ouvrir l’esprit, aller voir ailleurs et écouter, ce qui nous pousse à réfléchir, ça nous donne d’autres pistes à explorer pour retourner au travail avec une nouvelle vigueur.

L’ambiance aussi est sympa, c’est gai de pouvoir rencontrer des personnes d’autres horizons et de voir ce qui se passe ailleurs, les échanges, c’est très important.

Une mixité d’experts pour une approche multidisciplinaire

Au SCI, nous sommes convaincus que la gestion et la transformation des villes implique nécessairement de nombreuses disciplines, c’est pourquoi nous développons nos recherches dans diverses thématiques (monitoring, gouvernance, stratégie…), ainsi que des collaborations avec plusieurs centres de recherche aux compétences diverses (agriculture urbaine, urbanisme, informatique, électromécanique, …)

Dans la même optique, notre formation propose une approche multidisciplinaire de la Smart City, notamment via l’intervention d’experts d’horizons multiples, qui ont répondu présents pour alimenter la formation : ASBL, entreprises privées, scientifiques, villes et intercommunales, institutions wallonne et européenne, …

Découvrez qui sont ces experts, et leurs impressions sur la formation ici

Pour en savoir plus sur notre formation

Retour sur l’édition 2017 et l’objectif de la formation

Informations pratiques (programme, méthodologie, objectifs, inscriptions, brochure)

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